"Tu sais, j'adore les étoiles, ... et toi ?

Contes pour Enfants et leurs invités

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Méditation et Contes heureux ...

Pour enfants et plus grands ! Ces contes feront partie d'un livre déjà en attente de publication « Méditer Enfants-Parents », mais comme tout le monde reste chez soi, je partage certaines de ces histoires pour que vos yeux continuent de briller, alors écoute bien...

Sahaj Neel

Voici un cadeau pour chaque jour. Tu y trouveras une histoire dont tu pourras aussi imaginer la fin et une ou deux méditations. Cela est à lire entre parents et enfants, entre amis, réunis ou au téléphone, ... à partager, à dialoguer, aussi à ... rêver dans son lit, à la fenêtre, partout où son cœur a envie d'être libre et heureux !

Ces récits permettent de mettre des mots sur cette période que les adultes appellent le confinement. Les enfants seront sûrement soulagés de partager leurs sentiments, leurs craintes ou même leurs idées lumineuses ! Ils seront étonnés de se rendre compte que d'autres enfants vivent les mêmes émotions, aussi que leur monde intérieur peut être partagé avec les adultes. C'est aussi une occasion de faire de cette situation inhabituelle une voie de connaissance de soi, un moment de compréhension de ce qui se passe en nous, de « comment ça marche là-dedans », dans ce cœur parfois en crise, parfois paisible. C'est aussi le moment opportun pour mieux rencontrer les personnes avec qui l'ont vit. Elles sont si proches de nous, pourtant dans la vie quotidienne nous avons régulièrement l'impression que le temps manque pour les écouter vraiment. Les enfants ressentent bien fréquemment que les adultes ne sont pas assez disponibles : « pourquoi ils ont toujours quelque chose à faire ... que rester avec moi calmement ? ». Prendre le temps de s'écouter est d'une telle richesse, cela rend la vie plus belle. Ensemble avec du temps devant soi et en soi, la vie est lumineuse, on trouve plein de solutions ... . Les journées sont alors si riches de cadeaux inattendus, qu'on aura sûrement envie de continuer.... Tous les jours ?

Et si toi aussi tu partageais avec tes proches ton histoire magique du confinement ? En tout cas pour commencer, ces contes t'offrent l'occasion d'exprimer ta créativité. Tu sais comment ? Et bien déjà parce que tu peux terminer chaque histoire par toi-même. En effet, vers la fin de chacune, on fait une pause et pendant ce temps, toi, ou tous ensemble vous pouvez l'un après l'autre imaginer comment l'histoire se poursuit. Puis si vous en avez envie, vous lirez ensuite la fin qui vous est proposée, sa lecture vous permettra encore une fois de partager vos sentiments. Ce livre, c'est un peu comme si tous ensemble, l'on créait alors un conte, finement, avec toute notre présence, patience, ouverture intérieure. Avec la finesse de notre créativité, toujours prête à sauter hors de notre petite tête, avec toute ta particularité que chacun est, avec tout son cœur.

" Sahaj Neel dites-nous :Comment méditer après un conte ? "

        Voici ce que je te propose. Sachant que les personnes qui cherchent à méditer le font pour être heureuses, et bien tirons profit de leur expérience ! Nous avons déjà compris ensemble que l'imagination est une bonne chose, surtout quand on sait la guider. Par exemple en choisissant des thèmes qui nous rendent heureux, nous font du bien. Voici donc ce que je te propose, il suffira juste d'y appliquer les « Petits tours du souffle » pour à la fois rester bien concentré et aussi donner de l'énergie à ce moment d'imagination positive. Avant de commencer, peut-être te demandes-tu pourquoi est-il bon de se concentrer ?

Prenons l'exemple d'une feuille tombée d'un arbre à l'automne, le vent peut l'amener où il désire, ce n'est pas elle qui décide. Et bien les pensées dans notre têtes ont tendance à se laisser emporter par une autre idée qui passe, un bruit, un désir de manger quelque chose, ... . Et souvent, cette autre pensée vient interrompre notre « construction » imaginaire en l'amenant tout ailleurs. Après souvent l'on ne sait plus où l'on en était, on perd le « fil de l'histoire ». Alors que lorsque je sais progresser dans une pensée dans le temps, lorsque je sais arriver au bout d'une réflexion, j'ai gagné de la force, tout autant que de la satisfaction à profiter d'une belle histoire jusqu'à sa fin.

Maintenant tu te demandes peut-être pourquoi donner de l'énergie à notre imagination, à notre méditation ? Pense à un arbre, au début il est tout petit, la taille d'une graine, ou d'un gland de chêne. Si on le plante dans une bonne terre bien nourrie, riche d'humus et qu'on l'arrose régulièrement il aura la chance de pousser afin de devenir grand, fort, beau et d'abriter pourquoi pas de nombreux oiseaux qui feront leurs nids. De même, en respirant avec attention, régularité dans l'inspiration et l'expiration, l'être humain acquiert aussi de la force, il devient beau et heureux ... d'être lui-même. A-t-on déjà vu un chêne vouloir devenir un cerisier, ou inversement ? Non, et bien, de même, je te souhaite de ressentir de la joie à être complètement toi-même. Cela commence entre autres en aimant notre souffle, la partie la plus intime de nous-même, la plus magique aussi !

Voici la méthode :

A la fin de chaque conte, quand tu as bien profité de sa lecture ou partage avec ton entourage. Prend un moment pour te reposer dans ton siège ou rester dans le calme, « avec toi-même ». Là, tu peux même fermer les yeux puis prendre ce grand bonheur à imaginer dans les détails la fin de l'histoire, là où chaque personnage se trouve à la fin. Par exemple en visualisant ce qu'ils dégustent (un bon gâteau avec de la crème glacée), la belle table dressée, qui est autour, comment se parlent-ils et de quoi ils parlent, quel est le cadeau que l'un ouvre si l'anniversaire est le thème de l'histoire. A chaque fois tu trouveras les meilleurs détails, j'en suis sûre. Fait cela quelques secondes, puis arrête toi et pose l'attention sur le souffle. Compte avec un doigt après l'autre chaque fois que l'air entre par ton nez, puis chaque fois qu'il sort lentement, sans bruit. On n'entend pas l'air qui sort des narines quand on est calme et en paix. Cela pour faire tous les doigts d'une main au début, puis au bout de plusieurs jours des deux mains. Puis, tu peux reprendre ton Imagination Positive là où elle était, au détail qui te rend le plus heureux et en ajouter encore quelques-uns. Par exemple s'ils entendaient des chants d'oiseaux, comment chacun souriait, peut-être se sont-ils même embrassés de joie ?

Voilà, en quelques minutes de sérénité et de concentration, tu seras devenu ton meilleur ami, car tu te sera fait beaucoup de bien, et j'en suis sûre, cela se verra sur ton visage, ou bien s'entendra si l'on écoute ton cœur.

Alors bonne lecture et bon partage !

1 ° Trois petits tours...de méditation pour se sentir bien à l'écoute

Au choix, ou bien à faire l'une après l'autre, avec le plaisir de l'apaisement.

Premier Tour : celui-là il est très utile quand on est un peu (ou beaucoup) énervé, pas content aussi. Ca commence comme cela : chacun en même temps se prépare à inspirer comme s'il sentait un bon bouquet de fleur, vous savez ces fleurs qui sentent à merveille. Ou bien un bon gâteau au chocolat qui sort juste du four. Commencez déjà par imaginer que ces fleurs, ou que ce gâteau est là devant nous sous le nez ! Et là, en respirant le parfum ou cette odeur, vous ramassez avec votre air tout l'énervement que vous avez dans le ventre et sur les joues, et puis tournez la tête à gauche (sans bouger le corps) et là : soufflez le plus longuement possible l'énervement. Vous pouvez le faire sortir naturellement ainsi. Le « ballon » du ventre, des poumons, des joues se dégonflent en entier.

Puis quand vous reprenez l'air, laisser vos poumons, votre corps inspirer tout naturellement, sans rien faire, pour cela ne parlez pas. Qu'est-ce que ça fait du bien de respirer ! Que ressens-tu ? Là, tu vois, je pose la question à toi en particulier, car chaque personne ressent en elle plein de choses particulières, c'est cela la vie qui coule en nous. Bravo, voilà, chacun aimerait peut-être recommencer trois fois ou autant de fois qu'on en a besoin.

Second Tour : chacun dira merci calmement trois fois. Pour cela tu pourras choisir un objet autour de toi et le remercier. Prends bien le temps de scruter autour de toi, chaque objet, meuble, couleur qui sont paisiblement là autour, souvent on ne les voit même pas. Quand tu en auras choisi un qui te plaît à ce moment-là, tu pourras fermer les yeux, et inspirer et souffler avec délicatesse, cette fois-ci en disant (intérieurement, c'est-à-dire sans que cela s'entende) : Merci, Merci Merci. Cela pour deux ou trois objets (ou personnes, ça il ne faut pas le dire au début ! C'est une surprise).

Puis si tu as envie de dire quel objet tu as choisi, ce sera un bon moment pour exprimer pourquoi tu le remercies. Par exemple le fauteuil parce qu'il est confortable. C'est un bon tour n'est-ce pas ? A qui de commencer ?

Conte du premier jour

1° Adrien et les étoiles


   Adrien avait très envie d'avoir une chambre rien qu'à lui. Mais l'appartement était déjà trop petit, il partageait sa chambre avec sa sœur. Ils s'entendaient bien mais lui avait envie de rêver la nuit. Quelques fois, lorsqu'il se réveillait quand il faisait encore sombre, il aimait allumer la petite lampe tournante qui projetait des dizaines d'étoiles sur les murs. Alors cela réveillait sa grande sœur. Mais Adrien aimait tellement les étoiles, elles sont comme des meilleurs amies pour lui, il a l'impression qu'elles vont lui parler, qu'on doit juste attendre en les regardant bien en face. En souriant c'est mieux d'ailleurs !

Maintenant, en fait, tout le monde vivait dans le même appartement sans pouvoir sortir, enfin assez sortir. C'était vraiment bizarre de ne pas pouvoir aller dans les parcs. Même papa, je le voyais, n'était pas vraiment d'accord. Maman semblait plus inquiète que d'habitude. Alors Adrien ressentait des choses bizarres, qu'il ne pouvait comprendre, ni partager. Peut-être était-ce de la fatigue, ou bien du découragement ? Ou bien que chacun avait des secrets et ne les partageait plus. Comment dire tout cela qui est trop étrange ? Alors il rêvait à sa chambre rien qu'à lui.

Ce jour arriva, une fois il éclata en sanglot car on l'avait puni pour quelque chose qu'il n'avait pas fait, pas comme eux disaient ça c'est sûr. Il cria : « Moi je voudrais avoir ma propre chambre, comme Pierrot il m'a dit qu'il avait sa propre cabane à la maison. C'est pour ça, j'en ai marre, vous me criez toujours dessus, moi je veux ma chambre ! »

Sa maman le pris dans les bras, elle lui expliqua qu'il n'y avait pas d'autre chambre et que, ... . Adrien n'écoutait que d'une oreille, il avait chaud partout de s'être énervé, ... Soudainement sa sœur apparut devant la porte, elle venait s'excuser et lui dit : « Attend, je vais te faire un dessin magique, tu verras, tu ne vas plus pleurer, et ... ». Papa rentra des commissions, il avait posé les sacs sur le palier et au lieu de les mettre en attente sur le balcon, comme il vit qu'Adrien avait pleuré, il vint se laver les mains et lui dit dans l'oreille : « J'ai trouvé un nouveau ballon pour toi. Il est accroché à un élastique, comme ça tu peux jouer ici, dans le salon. Mais on va le laver lui aussi d'abord, il est tout jaune, tu aimes le jaune ?»

En fait, le soir au coucher, Adrien senti que maman et papa avait envie de discuter, « Je ferais mieux d'aller retrouver mes étoiles, elles vont me raconter un histoire, l'histoire de ... bin, si en fait je vous disais ce qui s'est vraiment passé à mon réveil, oui bonne idée, je vais vous le raconter :

Ma sœur avait bien fait un dessin magique, elle le tenait dans les mains. Maman et papa s'approchèrent de moi au-dessus du lit et me firent un bisou. « On a quelque chose à te proposer, on a réfléchi pendant la nuit, et la nuit porte conseil mon chéri ! » Adrien se frotta les yeux, pour bien se réveiller mais aussi pour mieux écouter. Même si en général on écoute avec les oreilles ! Ils continuèrent : « Si tu veux on range le vestibule, il n'a qu'une petite fenêtre, mais il a déjà des étagères. Alors, pour quelques temps, déjà une ou deux journées, tu peux essayer s'il te plaît. On va déménager tes affaires et...

Sa sœur qui trépignait ajouta : « Oui et chaque jour je te ferais un dessin magique. Papa est d'accord, on va dessiner, vient je te montre... » Toute la famille se déplaça dans le vestibule, il y avait plein de balais, mais c'est vrai, cela ressemblait à une petite grotte en fait. Elodie repris : « Regarde, là o,n va peindre une fenêtre sur le mur, plus grande que la toute petite du côté. Tu vois, grande ouverte...devant ton lit ... » Et elle fit de grands cercles avec ses bras... .

Alors voilà le moment magique, chaque enfant peut réfléchir et deviner ce qui se passera. Il peut surtout partager ce qu'il aimerait qu'il se passe.

Que se passera-t-il, Adrien acceptera cette nouvelle chambre ? Et à quoi servent les dessins magiques ?

Chaque enfant et chaque adulte réfléchi en silence pendant 3 minutes sans parler, comme ça tout le monde a le temps d'imaginer, puis chacun donne sa propre version de la suite de l'histoire ... . C'est à vous :

         Dans le livre qui est entre vos mains, nous voilà de retour avec Adrien et sa famille. Voilà le plan magique et la fin qu'Elodie partagea avec son frère. Debout dans le vestibule, tout le monde écoutait et observait les réactions sur le visage d'Adrien. Qu'il avait l'air heureux ! « Tu vois, chaque jour je te ferais un dessin, ou tout le monde en fait, qui le veut » Elle regarda sa maman et son père avec un petit sourire complice. « On te fera un dessin de ce que l'on peut voir par la fenêtre : un grand soleil jaune, un oiseau sur un arbre ! » « Même une mouche sur le carreau ! » Lança papa en riant. « Oui, on le collera au mur, là, dans la fenêtre dessinée au mur, tu vois... tous les jours un nouveau » Le visage d'Adrien s'illumina, il se fit plus grand comme pour mieux imaginer la fenêtre ... Maintenant on peut même dessiner sur les murs, les murs deviennent des fenêtre quand on fait confiance à notre bonne imagination ! Et surtout, vous y pensez sûrement comme moi, à quoi rêvait-il déjà ? A un grand ciel rempli d'étoiles qui scintillent. Chacune ferait des clins d'œil à Adrien, car il a bien gardé dans sa mémoire comment les étoiles aiment faire des clins d'œil pour communiquer avec nous et même nous donner de bonnes idées, magiques ! Adrien était soulagé ; que ça fait du bien d'avoir de la place, de pouvoir ouvrir la fenêtre la nuit pour converser avec les étoiles, vous savez, celles qui connaissent les secrets, ... .

Tout le monde était soulagé que le plan plaise à Adrien. Qu'il est bon de partager ce que l'on a dans son cœur. La famille se senti à nouveau unie. On allait sûrement faire plein de choses ensemble, magiques... en tout cas « finement », c'est-à-dire avec la finesse du cœur. A partir de ce jour et très souvent, dans le « ciel de la famille » apparaîtront des clins d'œil sur les murs, sur les visages, juste à côté des sourires et des rires. Les clins d'œil sont comme la joie des bonnes idées qu'on vient de trouver ! Bons clins d'œil à tous ceux qui ont écouté ce conte !


Conte du second jour

2° Les promenades magiques d'Anaïs


       Anaïs aimait bien quand son papa avait le temps de se promener avec elle. C'était surtout le week-end avant les courses, ou bien après les pluies, pour voir le plus d'escargots possibles. En fait, elle adorait se rappeler ses petites promenades, en fait peut-être qu'il y en a eu deux ou trois, en fait ... cela faisait déjà longtemps qu'ils n'étaient plus trop aller se promener. Parce que, - elle se sent un peu triste quand elle parle de ça- c'est comme si son père était toujours pressé. Il marchait toujours trop vite, il lui faisait même mal au poignet pour traverser « Allez ma chérie, vient on va être en retard ». Anaïs ne comprenait pas comment on pouvait être en retard au supermarché, la dame de la caisse restait souvent bien plus longtemps qu'eux. Une fois ils étaient repassés devant le supermarché et par la grande vitre, Anaïs avait vu la même dame, assis à la même caisse. Alors, pourquoi toujours se presser ? 

     Sans trop comprendre, elle accélérait le pas quand même, en général. Son papa était très gentil, cela n'était pas le problème, mais elle avait aussi le sentiment, - et cela lui pèse sur la poitrine quand elle y pense- qu'il était plus heureux quand il marchait lentement, à côté d'elle. Comme pour les escargots par exemple. Et bien, savez-vous ce qui a changé depuis trois semaines ? C'est que papa m'a dit qu'on devait toujours aller dans ce parc-là car les autres étaient trop loin et surtout qu'on n'avait plus trop le droit de s'asseoir. Enfin, c'est pas très clair, mais moi ce qui me plaît, c'est qu'on a recommencé à jouer ensemble, et surtout vous savez comment ? En marchant lentement, doucement ! Si c'est vrai ! On dirait qu'il a réfléchit à plein de choses depuis quelques temps. En fait, je l'ai entendu confier à son meilleur ami au téléphone : « Tu vois, si on réfléchit, ça nous permet de ne plus nous presser, c'est ridicule quand on y pense ». Enfin il avait dit quelque chose comme ça. Vous savez quel est mon jeu préféré quand on va dans ce même parc ? On appelle ça « Observer comme le chat ». Vous savez comment on fait ?

        Bien par exemple, je vais vous dire deux façons de le faire, comme ça vous choisirez quand vous irez dans toujours le même parc comment faire le chat qui observe. C'est mieux quand vous restez un peu loin des autres enfants s'ils crient ! Alors, la première recette : à côté de votre papa ou de votre frère, comme vous voulez, vous regardez dans une direction, dans le bois c'est bien. Là vous choisissez par exemple un arbre. Vous devez le regarder bien en détail pendant 10, vous comptez au moins dix, ou plus .... Puis l'un de vous ferme les yeux. Alors votre papa ou l'autre, vous savez, vous pose les trois questions : par exemple, combien l'arbre a-t-il de branches que tu pourrais toucher ? Ou bien quel type de buisson se trouve à sa gauche ? Ou même est-ce que l'arbre parait heureux ? Car eux ils ont les yeux bien ouverts et ainsi bien voir si tu as bien conservé la belle image de l'arbre que tu as observé, avant de fermer les yeux. Oui, il parait que quand on aime quelque chose, ou quelqu'un, on arrive à le voir même les yeux fermés ! C'est bien comme jeu, non ? On a toujours réussi et en plus, chaque jour on connait de mieux en mieux les arbres de notre même parc. Ah, oui, l'autre recette, je vais te la détailler : elle est pour les jours où on est bien en forme. D'abord, on marche très lentement dans le parc, on observe à gauche, puis à droite ou de tous les côtés. Ensuite, l'un de vous choisit un nombre de pas à faire, entre 1 et 10, très lentement pour bien prendre le temps d'observer, tu sais à droite, à gauche, même sur le lac quand il y en a un, ou dans le ciel aussi. Mais là, il faut marcher vraiment très lentement, comme un escargot. Puis à la fin des pas, on fermera les yeux et de là on décrira ce qu'il y a autour de nous, surtout ce qu'on aime bien, comme une fleur par exemple. Un conseil, quand vous marchez, faites des pas très lents, comme ça vous pourrez même voir comme moi hier, ....

Alors voilà le moment magique de la lecture de notre histoire, chaque enfant, chaque adulte peut deviner ce qu'il pourrait se passer. Il peut surtout partager ce qu'il aimerait qu'il se passe.

A ton avis, qu'est-ce qu'Anaïs va-t-elle décrire ? Qu'a-t-elle vu ce jour-là qui la tant marqué ?

Chaque enfant et chaque adulte réfléchi en silence pendant 3 minutes sans parler, comme ça tout le monde a le temps d'imaginer, puis chacun donne sa propre version de la suite de l'histoire l'un après l'autre ... . C'est à vous : ... ... ... .

Mille mercis d'avoir partagé tous ensemble le fruit de votre imagination, maintes suites bien croustillantes de l'histoire. Maintenant, dans le livre qui est entre vos mains, nous voilà de retour avec :

      Anaïs. Elle racontait, si vous vous rappelez bien : « Un conseil, quand vous marchez, faites des pas très lents, comme ça vous pourrez même voir ... les fourmis par terre, car elles sont tellement petites que personne ne les voit. Je trouve qu'on les oublis trop souvent. Votre papa ou votre frère - ou qui de quoi vous savez - sera bien surpris quand vous lui direz ... comme moi hier au parc : « Je ne peux plus bouger, vous savez pourquoi ? Je suis sûre que non mais moi je vois trois grosses fourmis qui sont perdues, elles sont marron mais bougent leurs antennes dans tous les sens. On dirait qu'elles veulent rattraper la file indienne faite de toutes les autres ! Les autres devraient ralentir leur pas, pourquoi sont-elles si pressées ? Moi je n'ai jamais vu de supermarché pour les fourmis, alors je vais leur donner un conseil : ralentissez, au moins tout ira bien les trois autres pourront vous retrouver enfin ! Hey les fourmis si vous marchiez lentement ! Ca fait du bien vous savez ? ». C'est ainsi que les enfants et les adultes passèrent du bon temps à observer les fourmis. Une dernière chose les enfants, croyez-vous que les fourmis se faisaient des clins d'œil quand elles avaient de bonnes idées à partager elles aussi ? 

Troisième conte... l'histoire d'Ismaël, ...



Trois petits tours de ... méditation


    Avant de commencer la lecture, comme d'habitude voici un cadeau de méditation. Aujourd'hui, le Troisième Tour : chacun l'un après l'autre fait 5 pas en marchand très lentement, comme un escargot. En fait, c'est agréable de se sentir faire attention au sol, d'entendre le silence en ne faisant pas de bruit, de faire attention à son corps en marchant très lentement. Pourquoi ? Parce qu'ainsi on se repose vraiment, on n'a pas à faire attention à de multiples choses, juste à aimer totalement sentir les muscles des jambes, la plante des pieds qui se déroule sur le sol, profiter du calme. Tu sais un peu comme un chat. Trouves-tu aussi que les chats sont magnifiques quand ils marchent sans se presser ? Ils expriment à la fois la force et leur calme ! A toi de jouer !

Le Conte du jour .... Ismaël a disparu


       C'est l'histoire d'Ismaël, voici comment elle commence : « Soulève -bien le carton pour que je puisse glisser tous les paquets de ... bin mince alors, ! Y a un gosse ». Ismaël se cacha la tête sous son coude. « Ben, qu'est-ce que tu fais là mon gamin ? » interrogea le monsieur qui rangeait les rayons de l'épiceries. Il poussa le carton pour que l'enfant puisse sortir plus facilement. « N'aie pas peur, je ne te punirais pas, moi ça ne me dérange pas de trouver un gamin parmi les paquets de papiers c... toilettes, mais qu'est-ce que tu fais-là ? Ismaël le scruta du regard avec à la fois un intérêt vif, il ressemblait à un sportif connu avec ses muscles apparents - et avec en même temps les signes interrogatifs du désarroi : est-ce que je peux faire confiance à ce monsieur ? » pensait-il. Le monsieur le compris, alors il ajouta plus posément « Tu peux me le dire, moi aussi j'ai été gamin, je préférais les bottes de pailles pour me cacher, mais comme n'y en n'a pu, écoute-petit, je ne dirais rien sur la raison de ta cachette, mais tu me promets qu'ensuite tu me dis où tu habites pour qu'on te ramène, promis ? Ismaël, sourit jaune mais acquiesça de la tête. « Et bien, ... ben en fait maman m'avait demandé d'acheter du papier toilette, je me suis penché pour prendre un paquet et comme c'était trop lourd, ... » Ismaël rougit, car il vit que son histoire ne tenait pas debout, il ajouta dans la hâte : « ... Euh parce que le paquet était trop encombrant ». Notre jeune garçon se tu, dubitatif face à ces deux adultes qui le scrutaient silencieusement quand tout à coup le monsieur tout musclé et bavard éclata de rire. « Ah AH petit, tu es bien marrant, mais ne t'inquiète pas, ne cherche pas une histoire abracadabrante, dis-nous juste ce qui s'est passé,... qu'est-ce que tu en penses ? » Sur ce, au détour du rayon ménagé où ils se trouvaient, une dame pas toute jeune attachée dans un manteau rouge qui la serrait bien trop tentait d'avancer. Elle était retenue par son petit griffon blanc rond comme une balle de tennis. « Viens kiki, avance non d'un chien gourmand, ... .» Au moment où elle repartit de l'avant, voilà qu'elle s'exclama « Oh mais c'est notre Ismaël, comment tu vas mon petit ? Tu es ... .» Sur ce, Ismaël blêmit en tentant de pousser du pied les derniers paquets de papier toilette qui l'entourait de façon trop inhabituelle, puis s'arrêta net et se mit à courir dans la direction de ... ».

Alors voilà le moment magique, chaque enfant peut réfléchir et deviner ce qui se passera. Il peut surtout partager ce qu'il aimerait qu'il se passe.

Que se passera-t-il ? Imagine ce qu'Ismaël va confier à ce monsieur ? Que pouvait-il bien faire caché dans cette épicerie ?

Chaque enfant et chaque adulte réfléchi en silence pendant 3 minutes sans parler, comme ça tout le monde a le temps d'imaginer, puis chacun donne sa propre version de la suite de l'histoire, les uns après les autres ... . C'est à vous :

Dans le livre qui est entre vos mains, nous voilà de retour avec Ismaël. Savez-vous ce qui se passa réellement ? : Vous vous rappelez qu'Ismaël s'était mis à courir comme une gazelle, mais voilà qu'arrivé au bout du rayon, la caissière le regarda avec un si joli sourire, car elle le connaissait bien, qu'il se mit à pleurer. Alors tout le monde se retrouva autour de lui, kiki remuait la queue comme pour le rassurer et le monsieur bien musclé le souleva délicatement pour l'asseoir sur un carton d'eau minérale devant la caisse. Ismaël sanglotait bien gros en balbutiant « Maman, ... maman ». Tous répondirent en chœur « oui, on va appeler ta maman pour qu'elle te ramène à la maison tu t'es perdu, cela arrive à tout le monde ... ». Ismaël retint alors son souffle et réussit à dire « non ne lui dites rien, s'il vous plait, je vais vous raconter. » La caissière lui tendit une barre chocolatée, mais il fit mine de ne pas la voir « Aujourd'hui c'est l'anniversaire de maman. » Son visage s'illumina tout à coup d'un large et lumineux sourire « Alors comme c'est interdit de sortir et surtout que moi je n'sais pas où sont les papiers qu'on doit écrire pour sortir, j'ai pris mon porte-monnaie dans mon cartable et j'ai ouvert la porte tout doucement pendant qu'elle prenait sa douche, ben oui je voulais lui acheter un cadeau... » Il fit une pause, chacun restait suspendu à ses lèvres « Oui », dit la dame ensaucissonnée de rouge, « oui, et la suite mon petit, qu'est-ce qui s'est passé ? Dis-nous vite » Ismaël respira un grand coup et compléta « Ben j'ai bien trouvé les savons au parfum que maman préfère, moi aussi je trouve que maman sent bon quand elle vient me chercher à l'école, mais quand je me trouvais dans le dernier rayon avant la caisse, j'ai ouvert mon porte-monnaie et j'ai vu qu'il était vide... . » « Oui » dit le musclé « Mais qu'est-ce que tu faisais dans le papier c... toilette ? Je ne vois pas le lien ! » Finalement, Ismaël s'était bien détendu et appréciait que tout le monde l'écoutât avec grand intérêt, il y avait même de plus en plus de monde autour de lui. « Ben, j 'ai eu peur qu'on croie que je voulais voler le savon, alors quand j'ai entendu du bruit, et vu la transpalette arriver au coin du rayon, je me suis plongé dans les paquets de papier toilette devant moi, ben oui y en avait plein partout qui débordait du rayon ! ». Tout le monde éclata de rire .... Ismaël saisit la barre chocolatée que la caissière tenant toujours dans sa main sans avoir bougé d'un centimètre et tout en la remerciant, il sauta à terre.

Au même moment apparut sa grande sœur, elle entra si vite dans l'épicerie que personne n'eut le temps de se dire bonjour. « Ismaël, j'ai tout compris, monte vite pendant que maman ne sait rien, j'ai pris mes sous, vient... » Tout le monde fut rassuré et en partant elle ajouta : « Hier soir Ismaël m'a bien demandé d'un air de rien si c'était bien à l'épicerie d'en bas que maman achetait ses savons parfumés. C'est chouette car tout a l'heure j'ai entendu maman dire sous la douche « J'ai oublié d'acheter mes savons ! Alors je t'ai cherché pour te le rapporter et ! Tu n'étais pas à la maison, j'ai tout compris ! »

Ismaël et sa sœur se regardèrent et échangèrent un clin d'œil. Tous furent soulagés. Peut-être qu'il faudrait penser à laisser sortir les enfants pour aller acheter des cadeaux, qu'en pensez-vous ? » Préparait-il comme avis qu'il donnerait à son retour.... Mais après la surprise... .

     Alors comment imagines-tu que l'anniversaire de leur maman va-t-il être fêté ? Quelles surprises vont-ils se faire. Quelle joie d'être ensemble et de se retrouver complice d'une aventure inattendue !

Chacun d'entre vous est invité à fermer les yeux en s'installant confortablement et imaginer tout plein le meilleur anniversaire, les détails.... Puis, en faisant une pause d'imagination, nous respirerons 5 fois (en haut et en bas le souffle) pour nourrir nos belles pensées.

Comment te sens-tu maintenant?

Les clins d'œil sont comme la joie des bonnes idées qu'on vient de trouver ! Bons clins d'œil à tous ceux qui ont écouté ce conte !



  • Quatrième conte... l'histoire des deux sœurs....



Trois petits tours de méditation

Avant de commencer la lecture, comme d'habitude voici un cadeau de méditation.

Aujourd'hui, le quatrième Tour : chacun peut s'installer confortablement. Puis bien ressentir le siège, le dossier, et vraiment se sentir détendu, rien d'autre à faire, juste être bien avec soi-même. Puis rappelles-toi un papillon. De la couleur que tu veux, prend le temps de bien le voir « dans ta tête », dans tes souvenirs et ton imagination. Ressens-tu comme ses ailes sont légères ? Il est gai, alors s'envole et se laisse porter où bon lui semble. Tu peux faire une petite pause pour bien ressentir : comment te sens-tu par le fait de te rapprocher de se papillon en toi ? Bien j'espère. Puis continuons, lève délicatement les bras devant toi, puis pose une main sur l'autre, et collée, laisse les doigt remuer en vague, comme si tes mains se transformaient en papillon. Et laisse tes bras-mains voler très lentement, avec légèreté devant toi. Ensuite, le papillon (ou tes bras-mains) se lèveront dans le ciel quand tes poumons vont inspirer, et il descendra en vol quand tes poumons vont souffler l'air vers l'extérieur. En faisant cela quelque temps cela ne m'étonnera pas que tu deviennes aussi joyeux et léger qu'un papillon ! Trouves-tu aussi que les papillons sont doux ? Quand tu auras envie, le papillon se posera sur une de tes cuisses, ou sur ton épaule, puis en défaisant les mains, réjouis-toi de ta sérénité. A toi de jouer !


Le Conte du jour

Les deux sœurs et la rivière

     

        Diou Lin et Eau Chantante... sont deux sœurs qui adorent la rivière qui coule devant leur maison. C'est comme si cette eau était une troisième sœur, une grande sœur bien sûr car elle est là depuis si longtemps. Voici comment commence l'histoire :

« Il me semble que nous pouvons en cueillir encore quelques-unes, qu'en penses-tu ma sœur ? »

Ces deux sœurs s'adoraient, elles avaient l'habitude de faire bien des choses ensemble, de se demander conseil, de s'écouter avec attention. Ce jour-là était particulier. Savez-vous pourquoi ? Parce il précédait le lendemain, enfin un lendemain spécial. Ce serait la grande Fête d'Eau Claire, notre rivière. Pour cela, chacun offrait de son temps pour collecter des cadeaux pour elle, des offrandes dit-on même plus précisément. Diou Lin et Eau Chantante lui cueillaient donc des fleurs. Des fleurs des champs, des fleurs sauvages que l'on ne trouve que dans la forêt, même celles que maman a planté devant les fenêtres se retrouvaient dans leur corbeille en osier. « Que notre rivière sera belle cette année, les fleurs sont splendides ! Il y en a que je n'ai encore jamais vu, par exemple celle-ci, d'un mauve si doux. Que tu es belle jeune fleur ! » Diou Liou se penchait vers elle pour lui donner un léger baiser sur ses pétales. Toutes deux riaient bien lors de la préparation de la grande fête de l'Eau.

Au fait, saviez-vous que les rivières ont aussi des anniversaires ? Bien, oui, pourquoi pas ? Elles sont bien vivantes. Regardez tous les poissons, les anguilles, les algues qui s'abritent en elle, regardez à combien d'arbre un cours d'eau donne à boire, combien de plantations une eau qui dévale abreuve pour faire bien pousser les légumes. En fait, nous pourrions dire, pour être plus précis, que les rivières aiment un jour particulier dans l'année. C'est le jour où elles se sentent le mieux, la plus forte, aussi dit-on, ce jour-là elle est disposée à nous dévoiler des secrets.

Tout le monde attendait ce jour avec impatience. Le jour de la fête de la rivière, vraiment beaucoup de monde se rassemblerait sur ses berges, seulement certains navigueront sur de belles barques décorées. Savez-vous qui a le droit de voguer sur Eau Claire ce jour-là ? Ce n'est pas donné à tout le monde en effet. Et bien ce sont les jeunes mariés, ainsi chacun leur lancera des pétales de fleurs lorsqu'ils descendront le majestueux cours d'eau.

En effet, comprenions bien que toute la communauté adorait Eau Claire notre rivière. On en parlait même jusqu'à la cour du roi, on lui avait aussi attribué des prix. Cette rivière est tellement claire, son eau est potable et offre à la bouche un goût aromatisé qui fait du bien jusque dans le cœur. Aussi, elle est la plus chaude de tout le pays, ainsi chacun peut se baigner à volonté, même se laver en rentrant du travail aux champs. Puis, cela Diou Lin et Eau Chantante vous le confient, cette rivière est aussi magique. Ecoute bien, on dit que :

Qui se baigne en elle restera toujours jeune

Qui la boit en souriant restera toujours aimant

et qui lui fête son anniversaire sera toujours heureux dans sa vie."

        Voilà ce qui se passa, tous les préparatifs de la famille étaient terminés. Les sœurs et la grand-mère, les cousins, même les voisins se retrouvaient dans le jardin pour en parler, tellement chacun était joyeux de faire des cadeaux. Pour le lendemain chacun avait confectionné des petites barques miniatures grâce à des feuilles de lotus, on avait déposé sur chacune une petite bougie, puis quelques gâteaux ou tranches de fruit tropicaux. Aussi, les femmes porteraient des colliers de jasmin, les hommes auraient dans leur cheveux une fleur de gingembre et les anciens tiendraient leur livre de poème dans les bras. Voilà que tout semblait prêt. Même les paons semblaient particulièrement heureux, ils déployaient leurs plumes avec tant de fierté qu'on avait l'impression qu'ils s’entraînaient pour le lendemain. Toutes les colombes étaient rentrées se poser sur leur perchoir et semblaient profiter du spectacle en offrant leurs roucoulements sereins. Raja, le bébé singe qui avait élu domicile chez les deux sœurs, lorgnait les gâteaux déposés sur les feuilles de lotus, on lui faisait des chatouilles pour ne pas qu'il s'en approche ! Qu'il était comique avec ses grimaces pour détourner l'attention !

Au fait, savez-vous que veut dire Diou Lin ? Lotus merveilleux ! Les lotus poussent sur l'eau, et ils sont nombreux sur les bords les plus calmes de la rivière.

    Le fameux lendemain sonna. Le coq chantait alors que presque toute la famille était déjà debout. Les deux sœurs vêtirent de tissus aux couleurs de lotus et de jade. Chacun portait un panier avec les offrandes de lotus, de bougies, et au fur et à mesure que la matinée avançait, la rivière se recouvrait de lotus étincelants ! Aussi de nombreux musiciens ravissaient la population avec leurs instruments à corde ou à vent. Certaines jeunes femmes présentaient des danses sacrées sur de belles estrades de bois lisse au bord de l'eau. Diou Lin et Eau Chantante ne savaient plus où regarder tant tout était merveilleux. Quand elles aperçurent la première barque de mariés, elles purent leur envoyer de beaux pétales blancs. Soudainement elles se rendirent compte que ces mariés étaient de personnes bien spéciales. En effet, qui était dans cette barque ? Le jeune prince de la région et sa future épouse. Diou Lin et Eau Chantante regardaient les détails avec une grande attention, leurs vêtements brodés, ... quand tout à coup elles remarquèrent ce qui alla se passer au moment où le prince, le regard tout amoureux, sorti sûrement un cadeau de sa poche... ... ... ».

Alors voilà le moment magique, chaque enfant peut réfléchir et deviner ce qui se passera. Il peut surtout partager ce qu'il aimerait qu'il se passe.

Que se passera-t-il ? Imagine ce que les deux sœurs vont faire. Quel lien avec la rivière ? Que pourraient-elles bien démêler ?

Chaque enfant et chaque adulte réfléchi en silence pendant 3 minutes sans parler, comme ça tout le monde a le temps d'imaginer, puis chacun donne sa propre version de la suite de l'histoire, les uns après les autres ... . C'est à vous :

Dans le livre qui est entre vos mains, nous voilà de retour avec Diou Lin et Eau Chantante. Savez-vous ce qui se passa réellement ? : 

  Vous vous rappelez sur la barque qui passait devant elles, entourée de millier de lotus aux offrandes, le Prince sorti de sa poche une jolie petite boîte. Elle était sertie de dorures. Quand il l'ouvrit, l'on vit briller une magnifique bague, il la prit délicatement pour la tendre à sa bien-aimée... qui était assise non loin de lui, mais pas tout près, ne brûlons pas les étapes. Mais à ce moment-là son pied glissa sur le fond humide de la barque et la bague sauta de sa main pour tomber dans l'eau de la rivière. Diou Lin et et Eau Chantante restèrent d'abord médusées, puis toutes les deux eurent la même idée, au même moment. Cela doit t'arriver aussi d'avoir une complicité telle que tu penses exactement comme la personne à tes côtés ! Ni une ni deux, elles posèrent leur panier d'offrandes sur le sol, enlevèrent leur châle et en bonnes amies de la Rivière sacrée, en très bonnes nageuses, elles s'apprêtèrent à sauter dans l'eau. Diou Lin qui n'avait pas attaché son châle arriva dans l'eau la première. Elle était fine et légère, qu'elle descendait bien sur le courant, comme une feuille d'arbre ! Elle tenta de tendre le bras sous l'eau, il lui sembla bien voir l'or de la bague briller à cet endroit. Elle s'y repris plusieurs fois mais elle n'arriva pas à toucher ce fond, même s'il n'était pas si profond. Elle était trop légère. A cet instant-là elle regarda sa sœur encore debout dans l'herbe, elle semblait confuse et timide. Diou Lin compris tout de suite, sa sœur avait un peu honte car elle était bien plus ronde, on lui disait qu'elle était costaud comme un garçon, quelques fois d'autres enfants riaient lorsqu'elle mangeait des gourmandises bien plus que nécessaire.

Mais Eau Chantante compris elle aussi sa chance. La rivière magique lui parla dans l'oreille :

« Maintenant c'est à toi de jouer, ta sœur t'attend, elle te montre où est la bague, mais c'est toi qui pourras plonger jusqu'au fond, tu n'auras pas de mal à cela. Va ! Aie confiance, je suis l'eau qui aime, qui te connais. Tu seras si contente ! Vas-y ! Rappelle-toi : Qui se baigne en moi restera toujours jeune

Qui me boit en souriant restera toujours aimant

et qui fête mon anniversaire sera toujours heureux dans sa vie. »

Alors Eau Chantante plongea sans difficulté dans l'eau claire, sous les yeux de sa chère sœur Diou Lin et de toute la communauté. Elle prit une grande respiration et voilà qu'en se dirigeant vers sa sœur, elle aperçut sous l'eau ses amis : les deux frères lamantins, ils vinrent lui firent un grand sourire qui disait « Suis-nous, on te donne la main avec notre aileron » Ainsi elle arriva sur place en trois secondes, toute joyeuse. Sur le fond de la rivière, elle vit aussi la ribambelle des poissons-cailloux, ils étaient là tout autour de la bague en faisant des bisous aux cailloux comme ils aiment tant faire. Alors Eau Chantante attrapa la bague et sorti la tête de l'eau en poussant le fond avec ses pieds. Tout le monde était si heureux, elle nagea pour la tendre au Prince si heureux. Au même moment, les flûtes entamèrent leur douce mélodie, on lâcha les ballons d'air dans le ciel et toute la communauté entonna le chant de l'Eau. Diou Lin et Eau Chantante se regardèrent pour échanger les plus beaux clins d'œil de leur vie ! Quelle joie, quelle libération d'être aimé tel que l'on est, et aussi de se sentir uni à la nature, d'avoir fait confiance à la vie et surtout... à l'eau magique, à notre chère Eau Claire !

Alors comment imagines-tu ce moment merveilleux de l'anniversaire de la Rivière Eau Claire ? Prends tout ton temps pour t'installer encore plus confortablement. En respirant profondément imagine les détails de cette fête et de la communion de toutes ces personnes avec la nature. Comme il est bon d'exprimer sa gratitude à ceux qui nous chérissent, nous donnent tout et nous aiment tant ! Merci à la rivière de nous accompagner tout au long de notre vie ! Assis, ou assis, tout calme et aussi joyeux, ton souffle régulier accompagne ce merveilleux moment. Puis, quand tu seras prêt, en faisant une pause d'imagination, nous respirerons 5 fois ou plus avec attention (le souffle monte et descend comme une vague). Cela nourrit nos belles pensées.

As-tu envie de partager ? Comment te sens-tu maintenant ?

Les clins d'œil sont comme la joie des bonnes idées qu'on vient de trouver ! Bons clins d'œil à tous ceux qui ont écouté ce conte !