Vichara yoga: Qui suis-je ?

Présentation

À PROPOS DE NOTRE ÉCOLE


Les tantras qui nous concernent sont des textes rassemblant les écoles du Cachemire, du Vajrayana tibétain et du Chan. Les tantras sont une expression hautement profonde, poétique et spontannée de notre inclusion dans le vivant.

 "(...) Tes questions, Ô bien-aimée, forment la quintessence des tantra (...)"     Vijnana Bhairava, stance 7-10


...... Nouveauté: traduction de l'ouvrage en anglais réussie avec beaucoup de subtilité par Louis Arana,, nous cherchons un éditeur anglophone (Inde, USA, Angleterre, ...)!



....... Collaborations régulières avec Jacques Vigne (Dr. en psychiatrie, auteur de nombreux ouvrages Le maitre et le thérapeute, L'Inde intérieure et sur le lien entre neurosciences et méditation ou libération.

Retraites formatives de longue durée ou séminaires- conférences pour professeurs de yoga, professionnels du soin.

Plus retraites Voie du silence, études de textes traditionnels: Ramana Maharshi (j'ai vécu 3 ans à Arunachala et son ashram), du bouddhisme tibétain (pratiqué depuis 30 ans avec des maîtres authentiques en Inde, Tibet, France, Italie, ...), du courant védique et associé, ...Les pratiques proposées s'y accordent..


------------Ouvrage principal publié: 


Journal d'une tantrika, ou le doux saisissement de l'amour.

Auteure : Sahaj Neel

Editeur : Accarias-l'Originel, Paris.


disponible dans toutes les librairies !

Catégorie : Récit-essai.

        Thématique : Vivre pleinement et librement au sein de son intériorité et d'un corps féminin, entre l'Inde, ses enseignements philosophiques traditionnels et une ode à la féminité comme miroir d'une humanité atemporelle et audacieuse.


Mots clés : liberté, féminité, philosophie, tantrisme, advaita ( non-dualité), corps sacré, amour, sexualité, Inde, Tibet, universalité, audace.


Préface de Marc-Alain Descamps.

JOURNAL D'UNE TANTRIKA
ou Le doux saisissement de l'amour
SAHAJ NEEL - Editions Accarias l'Originel

Voici un livre actuel qui vise l'essentiel et qui ne suit aucun sentier battu ; il s'origine dans les plus hauts enseignements tantriques. Le tantrisme est une voie de réalisation de notre nature profonde non duelle. Sa caractéristique est l'union de la Conscience et de l'Énergie, symbolisée par l'étreinte amoureuse de Shiva et de sa Shakti. Le texte principal est le Vijana Bhairava. Aucun des aspects de la personne - émotions, désirs - n'est nié.
Le tantrika profite de tous les instants de la vie pour en faire des exercices d'expansion de conscience (spanda) et d'union à la vacuité (shunyata). L'aspiration est de retrouver la plénitude du monde incluant toute manifestation.
Ce livre retrace l'expérience d'une femme dans sa quête de la liberté par la sexualité et le don total au dénuement.


4e couv. 21092013 Journal d'une tantrika, auteur Sahaj Neel

Voici un livre actuel qui vise l'essentiel et qui ne suit aucun sentier battu ; il s'origine dans les plus hauts enseignements tantriques. Le tantrisme est une voie de réalisation de notre nature profonde non duelle. Sa caractéristique est l'union de la Conscience et de l'Énergie, symbolisée par l'étreinte amoureuse de Shiva et de sa Shakti. Le texte principal est le Vijana Bhairava. Aucun des aspects de la personne - émotions, désirs - n'est nié.


Le tantrika profite de tous les instants de la vie pour en faire des exercices d'expansion de conscience (spanda) et d'union à la vacuité (shunyata). L'aspiration est de retrouver la plénitude du monde incluant toute manifestation.

Ce livre retrace l'expérience d'une femme dans sa quête de la liberté par la sexualité et le don total au dénuement.

Alors que nombreux ouvrages prônent un certain ascétisme, l'auteure décrit sa relation avec un maître tantrique entre bouleversements sensuels et élans transcendants. Elle décrit des rencontres avec des maîtres au Tibet, dans des grottes indiennes, autant que des rues occidentales.

La clé de voute est cette phrase de Lalita, yogini du Cachemire (in D.Odier 1996). "Tout le monde veut lâcher prise, mais comment lâcher prise si on ne tient pas les choses, si l'on ne touche pas les choses en pleine conscience, dans l'ouverture totale du Cœur ?"

Ici, la non-dualité n'apparait pas comme l'inverse de la dualité,

elle l'épouse étonnamment !

Sahaj Neel est chercheuse en sciences humaines entre la France et l'Asie où elle enseigne, Auteure et conférencière, elle guide aussi des groupes en développement essentiel. Elle s'est engagée dans des enseignements initiatiques tibétains, advaïtins, taoïstes et balinais depuis plus de 30 ans auprès d'authentiques maîtres. Elle est danseuse sacrée de l'Inde.


Mail : sahajneel@yahoo.com

Suite sur page suivante: résumé plus précis et extraits si nécessaire.


Commentaire et extrait du livre

« Tout le monde veut lâcher-prise, mais comment lâcher prise si on ne tient pas les choses, si l'on ne touche pas les choses en pleine conscience, dans l'ouverture totale du Cœur?" in Daniel Odier, 1996.

S'il y a bien une quête qui rassemble tous les philosophes et les amoureux de la vie du monde entier c'est la quête de la liberté.

Ici, elle ne s'inscrit dans aucun sentier battu. Si l'auteure s'appuie sur les textes traditionnels des grandes sagesses de l'Inde et du Tibet avec une grande précision, elle dresse aussi une aventure qui se déploie au sein d'une relation amoureuse décrite dans ses moindres détails entre émois et sensations sexuelles, entre partage des mots choisis et abandon au moment.

L'amour saisi et peut nous entrainer aussi à se libérer... mais au fait de quoi ?

A chacun d'habiter ses décisions et de ne plus négocier quoique ce soit après cette décision avec ses propres peurs, pas de demie mesure, pas de pas en arrière, juste avancer et ... s'épanouir avec l'amour de l'espace, de la grandeur de l'humain.

Ce face-à-face est le support au travail exigent de tout Yogis (ou « artisan de la liberté non duelle ») rappelant de ne se détourner d'aucun reflet du miroir renvoyé par l'autre. Cette réunion du masculin et du féminin dans les corps définie la plus haute exigence de complétude pourtant dépendante seulement d'une intériorité bien gérée. D'une rencontre à deux, elle rappelle ensuite la constante présence des maitres initiateurs de ces chemins secrets sans lesquels la profondeur du sens de chacune des étapes pourrait échapper au quêteur, aventurier apprentis disciple. Il y a des enseignements où la femme est initiatrice.

« De même que par le moyen de la lumière d'une lampe et des rayons du soleil, des portions de l'espace (etc.) sont connues, ô très chère, c'est à travers Shakti que Shiva est connu » 1. 2

Stance 21, p. 23, Vijnana Bhairava.

Ainsi, ce face à face-là aussi rappelle l'exigence des chemins nous plaçant entre une profonde humilité et une audace sans borne. C'est seulement en acceptant certaines conditions alchimiques -- et souvent inscrites simplement dans la nature - et en les suivant sans relâche que la personne jouis de l'envole vers ce retour à sa liberté fondamentale, vers sa nature innée libre.

Le déroulement du récit est à la fois très précis quant à la rencontre entre Lui et Elle et dessine en même temps une spirale dans laquelle d'autres personnages réels et philosophiques entrent et agissent. Nous rencontrons aussi bien les passants des rues françaises, des singes, des Rimpoché tibétains, que deux renonçantes indiennes vivant pour l'une dans une grotte pour l'autre au pied la montagne sacrée d'Arunachala. Le personnage enfant réapparait dans des expériences souvenirs permettant encore de se livrer à la grandeur de l'univers, de la nature, des arbres, des cours d'eau, du silence.

Les stances d'un texte majeur de la tradition du cachemire, le Vijnana Bhairava, ouvrent chaque chapitre, créant des passerelles mystérieuses entre le lecteur et les personnages. Le lecteur devient l'acteur de cette quête s'il a accepté de se laisser surprendre à chaque étape ; - voir lui aussi « déshabiller », de laisser hors du livre quelque chose de sa propre image habituelle, de laisser l'identité des personnages se transformer le long du déroulement du fil d'argent de ce récit afin qu'il en devienne aussi le miroir. Il participe alors à un envol de « l'êtreté en expansion et sans limite » (spanda et shunyata en sanscrit) qui se déploie dans un incessant jeu spontané et imprévu du monde présentant rencontres et situations réelles, hyper réalistes ou magiques pour les offrir au non saisissement.

Et si « Saisir » ce livre, ce récit devenait l'expérience ?

Nous découvrons une féminité peu commune par l'occidental, ici les « opposés » n'ont pas besoin d'être gardés distant l'un de l'autre, tout agit en Elle, la « Dévi » pour s'éveiller, car Elle s'est dédiée à cette clarté. La femme avance entre douceur et exigence toujours campée dans sa sagesse, ou l'effort de ramener toute expérience à celle-ci. Cette intention transforme le regard qu'elle pose sur la vie en une poésie vibrante.

Les codes sociaux basés sur la préservation et donc la reproduction des schémas déjà établis sont hachés dans une subversion pourtant non nihiliste. L'auteure fait le ménage, époussète les étagères de notre esprit cherchant les habitudes afin de s'épargner l'étonnement de la rencontre avec son soi profond, avec la splendeur. Encore une fois, à nous de choisir quels types de contrats nous passons avec la vie, sociale, relationnelle et subtile. La rencontre amoureuse et érotique rassemble tout cela avec brillance. Ici, chacun cherche sa pleine responsabilité, réhabilite la subjectivité pleine pour chercher, mais aussi ensuite trouver et maintenir un axe principe auto-libérateur dans chaque situation de la vie.


Extrait du livre (Passerelle 2) :

« Le yogi devrait contempler d'un seul tenant l'univers entier et son propre corps comme empli de sa béatitude (essentielle, spirituelle). Alors, à travers sa propre béatitude, identique ambroisie, il deviendra identifié à la béatitude suprême. » 8

Stance 65, p. 49. Vijnana Bhairava.

En plissant les yeux sur la plaine chaude narguée par le couvercle que le soleil du soir imposait dans son combat avec ce qui restait d'humidité, c'était bien vers le sud que s'offrait la ligne d'horizon. « Kanya Kumari, la pointe extrême de l'Inde. Je veux aller y poser mes deux pieds un jour, bientôt. L'un recevra la vague tendre de l'océan indien, l'autre la caresse humide de la mer d'Omam. Tout convergera quand le courant du golf du Bengale entourera ma stature. Une trinité d'eaux confluentes bien réelles pour un esprit de femme universelle ».

Mon corps entier, je me rappelle, a frémi lorsqu'enfin érigée en proue du navire de terre -mon continent- une histoire se traçait en moi. Je devenais le support charnelle du récit d'une féminité qui prit tour à tour la forme de mythes, de légendes, ou de clés de voûte révélant aux méritants le passage vers les secrets sur la mise au monde du ... monde.

Kanya, l'éternelle adolescente. Elle deviendra Parvati, quelque chose en elle le sait depuis le début ; mais avant cela elle doit encore goûter la douceur de l'enfance dans le regard qui étire chaque parcelle du visible en une découverte unique. Le mariage ne doit pas avoir lieu ici, les pierres parlent, la roche lustrée par les vents étale l'attente à laquelle les humains doivent se soumettre. La gardienne de la virginité ne s'inquiète pas, elle sait qu'il l'attend ailleurs. Avant cela elle doit faire montre de cette arrogance de la vie qui dessine des contours ronds sur son corps, de cette détermination à la liberté qui teinte sa peau d'un éclat que les yeux ne peuvent soutenir.

« Personne ne marchera sur mes traces, elles sont uniques. Et pourtant, ... .

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.. Journal d'une tantrika ou Le doux saisissement de l'amour

1 Shakti représente le principe féminin et la manifestation, Shiva, le principe masculin et l'absolu.

Article dans la revue du 3ème Millénaire.

L'éveil et après ?

Avril 2014

3e millénaire - Dans votre livre, "Journal d'une tantrika", vous mettez l'accent sur une découverte fondamentale :

« Pour lâcher prise, il faut avoir saisi ». Il me semble que c'est là l'essentiel de l'enseignement du Vijnana
Bhairava dont l'esprit, par la citation de quelques stances, vient ponctuer les "portes" et les "passerelles" de votre
itinéraire de vie.
Sans vouloir opposer voie directe et voie progressive, cette révélation s'est-elle installée, en vous, définitivement,
ou se réalise-t-elle par l'approfondissement d'illuminations successives ?

Prenons l'image de la terre. Pour donner ses fruits, elle doit passer par des cycles et des saisons dans lesquelles des étapes préparatoires et d'accomplissement sont à l'œuvre. L'humain s'éloigne bien souvent de la joie directement liée à notre nature fondamentale en pensant échapper à la danse du temps. Et si ce n'était pas sur cela qu'était posé ... le voile que l'on cherche à faire disparaitre ? Mais sur l'identification à un processus particulier plus tôt qu'à se laisser surprendre. Dans la surprise (ou Sahaj, spontanéité en sanscrit), la présence sans recherche de construction, les sensations allant avec la marche du temps ne s'opposent pas à l'immanence. Je sens, presqu'aussi tangiblement qu'une odeur dans l'air d'une pièce fermée, un jeu du mental qui cherche encore à s'identifier à celui qui est hors de la course du temps, ou du relatif parce que c'est soulageant. Mais si notre réelle essence ne cessait de se déployer depuis sa suspension, la danse de l'expansion serait alors son mouvement naturel. Ressens alors le frémissement qu'elle glissera sous ta peau elle aussi « soulagée » mais pour une toute autre raison, non parce que ce frémissement t'extrait de « quelque chose » (je ne veux pas le définir ici) mais parce qu'il te relie à la totalité vivante. Ah Ah... est un son immanent ! C'est ce que propose notre voie, c'est renversant ! Oui, et cela EST la voie en quelque sorte ; vivre une sorte de renversement : pleinement.

As-tu remarqué que la poésie, dans le sens d'une folle sagesse, vient alors naturellement du renoncement à toute pensée catégorisante ?

Elle affirme que nous devons d'abord être réveillés de l'auto-fascination avant d'être « éveillés » à ..., à ? Rappelons-nous que le dévoilement ne surgit pas grâce au mental. Celle qui tend vers ce grand réveil en nous, l'amoureuse interroge le quêteur : «ne mérites-tu pas mieux ? A toi de voir, entends-tu ? A toi de voir ... . Es-tu obligé d'attendre ? Peux-tu aimer le temps sans te limiter si tu attends ? Peux-tu ouvrir l'attente à l'éternité ?

« Oui, une foi que j'avais traversé la peur pour la déposer au sol, la montagne, les maîtres, les singes tous me gratifiaient d'un apaisement auparavant inimaginable. (...). A peu de distance dormait sur l'autre rocher cette yogini à la peu noire comme un ciel étoilé mille cœurs. Tout cela m'était envoyé par ce que certains nomment le Maître (en nous), l'Illimité, .. ; l'habile joueur yeux doux, l'empêcheur de tourner en rond, le protecteur des cœurs désirant la connaissance du feu et les retrouvailles dans l'immensité du même espace », p. 160.

« Si cet amour n'était pas compris par la société, pour des raisons variées comme l'accoutumance confortable aux peurs faussement instituées en morale, cela ne changeait en rien le fait que la cible nous avait choisis. Cette justesse fait tenir le face-à-face dans une verticalité solide, dans une atemporalité que personne sur terre ne peut déraciner » (p. 100, à propos de notre relation avec Shankar).

Quoi de mieux que l'allégorie de la rencontre amoureuse pour observer et ressentir le mouvement en nous qui cherche à épouser l'absolu. « Le Cantique des Cantiques » dessine par exemple cette essence immanente qui joue avec une précision d'orfèvre à la transcendance. La relation à l'autre nous pose dans ce face à face incontournable vers ce que l'on ne maitrise pas, avec un parent, un amant, un guide ou maître,... certains seulement aideront à révéler les arcanes au-delà du psychologique.

Pourquoi le yoga ( Yog racine sanskrite « ce qui nous relit », religare (latin)) serait-il ailleurs ?

Profitons pour ce début de la situation présente pour observer ce jeu qui interroge notre place dans le mouvement du temps - ou de son absence-.

Dans de nombreux traités l'on retrouve le yogi comme celui qui s'interroge sur la forme de liberté qu'il cherche. Pour cela, il doit conquérir la conscience des images qu'il utilise pour entrer en contact avec celle qui est pourtant absolue, c'est-à-dire au-delà des images de la liberté. Je vais développer. Pour gouter la mélodie, acceptons d'en reconnaitre le tempo. Pour que je puisse vous faire goûter ce qui se passerait « après » ces expansion de conscience, commençons par se déshabiller un peu, beaucoup, ...oui, passionnément (rire !).

Que se passe-t-il lorsque nu(e) tu ressens ce qui t'anime ?

Chaque être humain cherche à réduire son sentiment d'incomplétude. Pour certains sans le savoir du tout et en dérobant ce qu'ils cherchent en eux, aux autres (relations univoques). C'est une tendance que l'humain a généralement fait sienne. Mais parlons plutôt ici d'une quête révélée. Certains, pour des raisons dans lesquelles nous n'allons pas entrer ici, mettent plus de conscience à cela et aussi plus d'eux même. Pour utiliser des termes simples mais résonnant, ils recherchent à réduire la prégnance de la personnalité (masque en grec) pour laisser la place à la dimension universelle, soit non soumise aux divisions du mental (ou de la personnalité). En chemin, en même temps que l'expérience d'une vitalité nouvelle, une autre forme de souffrance apparait, venant du fait que l'on commence à ressentir plus finement certains mouvements en nous puis dans notre relation au monde. Notamment, à sentir encore plus présente cette sorte de contradiction qui est que cette vaste dimension ou conscience élargie est reconnue comme notre origine, elle ne cherche pas à négocier quoique ce soit du fait à être. Elle nous « a créé selon son rêve » dissent les traditions chamaniques, selon « son image » dans l'alchimie biblique. Ainsi, nous devenons conscients que nous voulons nous éveiller à cette image ou principe divin ou non duel en nous depuis... son illusion. (Oui, bien respirer ici est une très bonne idée (rires !) Le rire est autorisé ici, voir conseillé ! Nous accédons à cette intuition au parfum de plus en plus irréfutable que nous sommes une sorte d'illusion condensant les principes ultimes dans une matière qui dit « je ». La première trace tangible étant les pensées/émotions. En fait elles ne sont pas distinctes, seul en occident nous les séparons bien souvent! Bon, et bien, maintenant, que fait-on ? Rires !

« Le yogi devrait contempler d'un seul tenant l'univers entier et son propre corps comme empli de sa béatitude (essentielle, spirituelle). Alors, à travers sa propre béatitude, identique ambroisie, il deviendra identifié à la béatitude suprême. » 8

Stance 65, p. 49.

« Ressens ta substance : os, chair et sang, saturée par l'essence cosmique, et connais la suprême félicité.» 8

Stance 65, p. 22.

Maintenant, en ce qui me concerne, il y eu différents moments marqueurs de l'installation de la conscience élargie ; puis celui dont je pare dans le livre, à la fin. Il y a reconnaissance ou « vécu » d'un état où cette conscience n'est plus divisée entre ce dont elle est consciente, celui qui est conscientisé et ce qu'elle est. Tous ces moments que j'appelle « d'enlèvement » ont été inattendus, celui-là en rangeant des dossiers dans mon « salon du quotidien ». En même temps, je dois dire que « la terre avait été labourée au préalable ». L'aspiration à la libération est primordiale et nécessite que ce feu soit entretenu. Sinon, comment voulez-vous un jour vous assoir pour vous y réchauffer si ce feu ne se manifeste pas? Ce genre de feu ne se prête pas (rires !), ne peut pas être préparé par quelqu'un d'autre (tant qu'il y a encore reconnaissance d'un autre). Heureusement, de temps en temps nous pouvons rencontrer un gardien, ou une gardienne du feu qui vous invite à partager des flammes particulières. Pour qu'elles vous éblouissent, certaines portes doivent s'ouvrir en nous et cela se fait à la fois dans le temps (progressif) et dans le « hors référence au temps » pour ne pas dire présent, concept qui n'exprime pas toujours quelque chose de précis. Ainsi, pour nous rapprocher du thème de cette revue, « l'après éveil » est en rapport avec l'avant, soit avec les étapes, non seulement par lesquelles l'aspirant est passé, mais surtout l'intensité et l'abandon à ces étapes. Ainsi cela revient, à l'identique, à parler aussi de l'abandon à l'instant (voie directe autant qu'aux étapes). Car l'aspiration à s'abandonner ne se passe que dans un « maintenant », même si le seul abandon réel, n'est déterminé que par une grâce, comme l'indiquait Sri Ramana Maharshi. L'immanence est autant la question de l'immanence en tant que concept comme dans le type de questionnement développé ici, que l'attitude envers elle. AI-je mis ce que je me représente « tout » de moi dans ce feu, ou bien que des brindilles, pour commencer, au cas où... ce ne serait pas si confortable que cela ?

Ce que je pointe ici, c'est l'attitude fondamentale concernant ce que l'on identifie comme notre histoire, le temps, nos objectifs, et même l'éveil que j'invite à creuser. Cela après observation de rencontres en occidents, les débats prennent souvent la place à l'auto-questionnement, l'observation sur les facettes de ce personnage qui avance sur ce chemin. Prends-tu le temps d'être présent à ce qui se modifie en toi sur la route ? Ou cela t'ennuie-t-il et préfères-tu bâtir des images d'un arrêt de ce face-à-face ? Dans notre vie, l'attitude est le point de jonction, la porte, le passage vers cette autre conscience, plus que le fait de tourner autour d'un concept.

Pourtant, fais confiance à ce qui en toi « me regarde fasciné. Je sais que cette beauté attise ta curiosité.(...) elle s'étire au plus loin, dans l'ensemble du manifesté ». « Elle » pourrait être la liberté. P. 103

Ainsi, pour qu'ici je partage avec vous cet « après », qui pour moi n'existe plus comme principe actif, soit ni comme concept, ni comme flamme à l'œuvre (rassurante, objective), je décide de prendre soin de vous « amoureusement ». Les troubadours improvisaient, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont restés des amants (principe actif aussi dont je parle dan le livre) autant recherchés par les uns que poursuivis par les autres. Etes-vous prêts ou prêtes à accepter ces deux conséquences possibles ?

En effet, Le Vijnana Bhairava représente l'essence de ce que l'on peut appeler une voie directe, pourtant il délie aussi les mots et les silences autour d'expériences yogiques à répéter. Comme je viens de vous le soumettre, dans cette question sur « voie directe et voie progressive », j'entends déjà une réponse, ou du moins un contexte sous-jacent et très souvent présent dans les rencontres sur le thème de l'éveil. Et c'est ce contexte intérieur qui m'intéresse plus, qui parle des réponses à des questions pouvant être vraiment incarnées. Qui -et quel principe actif en moi - pose la question ? Quelque chose en nous cherche, semble t-il, à le comprendre, à le ressentir, à se rapprocher de cet « éveil ». En même temps si nous observons cette approche, nous pouvons percevoir un mécanisme subtil. C'est aussi ce que souligne délicatement ce texte allégorique où Shiva et son principe manifesté s'entretiennent au point de perdre leur identité séparée. Il s'appuie sur l'attention à ce désir de définition de l'éveil, à ce qui cherche à le circonscrire, tend plus tôt à te laisser inviter dans le jeu sensible de l'approche mutuelle de Shiva et Shakti.

Je vous propose d'avancer différemment, comme sur le sable des bords d'une rivière, l'eau coule mais quelque chose chante l'immuable. Si j'écoute bien et ce son de l'eau et mon cœur, je reconnais que c'est bien de ce mariage dont je languis.

« Kanya, l'éternelle adolescente. Elle deviendra Parvati, quelque chose en elle le sait depuis le début ; mais avant cela elle doit encore goûter la douceur de l'enfance dans le regard qui étire chaque parcelle du visible en une découverte unique. Le mariage ne doit pas avoir lieu ici, les pierres parlent, la roche lustrée par les vents étale l'attente à laquelle les humains doivent se soumettre. La gardienne de la virginité ne s'inquiète pas, elle sait qu'il l'attend ailleurs. Avant cela elle doit faire montre de cette arrogance de la vie qui dessine des contours ronds sur son corps, de cette détermination à la liberté qui teinte sa peau d'un éclat que les yeux ne peuvent soutenir. », p. 51.

Je t'accompagne dans ce qui t'interroge, toi qui dis « je », toi qui tiens ce moi tout en cherchant sa vibration la plus pure :

Te sens-tu complètement vivant ?

As-tu pu crier la réponse, ici ?

Ou bien aimes-tu douter de l'essentiel, de l'essence qui t'anime ? Si l'éveil pouvait se définir j'utiliserais cette image : enfin naitre. Il y à Naître et il y a Enfin, ce soulagement tant attendu ne niant pas le passage ! Ce passage total d'où aucun retour n'est possible.

Viens plus tôt te jeter dans la vie. La Vie c'est l'éveil ! Où pourraient-ils se séparer, dis-le moi ?

Tout est dit dans la partition où les silences ne cherchent en rien à échapper à la mélodie.

La naissance physique, au sortir d'un autre corps n'annonce pas sa fin, le processus du naître ne fait que commencer. Ainsi, la naissance d'un être debout, digne et responsable de ce qui lui a été confié, passe par le « sortir » courageux d'un mode à (ne pas) être. Bien des années plus tard, bien des vies peut-être entamées. Un ami yogi du sud de l'Inde, râlait souvent sur sa moto, en disant « Mais j'ai l'impression que tant de personnes sont vides comme des fantômes, blancs ! »

Finalement c'est cela que l'on cherche plus que de définir l'éveil ... de la façon qui nous arrangerait. Se laisser surprendre par lui, se laisser aimer par cette vie enlaçant le relatif contre son sein entre la main droite et la main gauche (symbole des deux voies, l'une dites sèche, l'autre humide).

Oui, la clé de voute de ce livre est bien cette parole de Lalita, yogini du Cachemire : « Tout le monde veut lâcher prise, mais comment lâcher prise si l'on ne tient pas les choses, si l'on ne touche pas les choses en pleine conscience, dans l'ouverture totale du cœur ? »

Aucune négociation avec la réalité ultime le savais-tu ? Alors embrasse son amante « la relative » ! Je te présente à elle puisque tu me plais toi qui t'interroges : n'as-tu pas remarqué que Relative et Relation, au monde, ont la même racine. Et que maintenant la racine de la Relation, c'est elle qui représente le socle sur lequel attend infiniment patient celui que tu laisseras t'aimer, totalement à disparaitre en lui ? A renaître en Lui.

C'est le cœur que tu mets à l'ouvrage qui marquera la qualité de son point.

Il n'y a pas de libération unique, subjective, personnelle.

Tant que tu danseras seul sur le col, tu ne seras pas complet. Etonnant comme le thème de la libération parle de l'unicité et en même temps réveille en nous ces vieux sentiments de solitude qui nous pousse à désirer la reconnaissance.

Là, saute !

Tout est interdépendant, relatif ici. La non-dualité n'est pas le non (au) duel (titre de l'ouvrage en cours). Ne feint pas de ne pas habiter là, car tu perdrais justement la carte sur laquelle est gravé le chemin. Laisse la nature tranquille tisser ses lois, ne cherche pas à en échapper et elle te reconnaîtra comme pleinement ... Elle.

Cherchons à s'approcher de cela, même si tu cherchais quelque chose de rassurant dans l'après éveil, quelque chose te libérant de ce que de la vie tu penses vouloir te débarrasser, de ce que tu n'aimes pas justement de la relation au monde. C'est seulement en acceptant de bien voir cela que le processus d' « éveil » à ce qui constitue notre nature libre pourra peut être se déployer. Car l'éveil est un début, le début du déploiement sans objet. Le sujet est partout, tout est sujet.

Nous avons toute l'amplitude nécessaire pour être indulgent avec nous même, par exemple en prenant le temps de méditer (au sens socratique aussi) sur Eveil et sur Libération. Penses-y avec amour, comme tu chérirais celui que tu attends, avec des mains de potière (allégorie que l'on retrouve dans le shivaisme), avec des doigts de fileuse, avec des yeux de poétesse jouissant de sa liberté. Chérie ce à quoi tu penses avant de vouloir t'en débarrasser.

Et puis, reviens me voir, peut-être, auras-tu aux lèvres une autre mélodie (ou l'as -tu déjà) que tu entendras résonner dans les feuilles des arbres.

Si ta question est nourrie par la hâte de la grande cérémonie, alors elle m'intéresse car nous relie dans l'essentiel, cela me rappelle le vivant en toi. Alors seulement tu pourras par grâce contempler et savourer le cadeau qui t'a été offert !

En effet la voie directe ne s'oppose pas à la voie progressive. C'est une des raisons pour lesquelles il semblerait qu'un ouvrage se prépare avec un titre comme : « la non-dualité n'est pas le non duel, puisqu'elle l'épouse ».

En effet, dans de nombreuses traditions, le principe « féminin » représente cette ouverture d'inclusion. Même si la Dévi « décapite » dans la symbolique védique, ce n'est pas pour meurtrir mais pour donner vie depuis ce nouvel espace. Mais sans aller trop vite, revenons sur quelques points qui me semblent fondamentaux à cette question, notamment car ils apparaissent lors de nombreux entretiens.

Tenez, essayez cela si le cœur vous en dit, même après des années de « méditation » c'est amusant, installez vous dans l'observation (pas dans l'observateur habituel mais l'audacieux en lui qui aime surprendre) et lancez : qui suis-je ? Je veux tout voir ! Tout et tout le temps ! Et là montez et descendez les côtes sur le chemin, observez ce qui est pensé. Concrètement à quoi je viens de penser, ou plus exactement : quel est le thème de cette pensée ? Puis, demandez-vous honnêtement : dans tout cet ensemble de pensée lesquelles sont les plus précieuses, valables ? Là, observez ce processus justement qui aime détailler, évaluer. Puis reconnaissez-le comme sans « corps » vraiment, sans substance, passagé. Tous les jugements s'évaporent au loin, ressentez juste l'énergie, le mouvement de ces jeux en surface, profitez-en même. Allez voir de quoi cette scène, ce « maintenant » est fait, sa source et laissez-là vous abreuver.

N'attendez pas de réponse en mot, en image (il se peut qu'il y en ait), mais lancez l'intention et ouvrez-vous : quelle est l'origine de tout cela ? Du contenant ? Devenez (déjà en intention) ce qui confectionne ces pensées, ce qui leur donne vie. Et là voyez qu'il y a un espace où vous n'êtes même pas en guerre avec vos pensées, mais où la vie est autant le sans forme que la forme. Souriez, vous êtes filmé ! Oui, c'est un tout autre scénario. A chaque fois, il continue à être différent dans ses formes.

Autre proposition, faites-le en marchant dans la rue au milieu d'une foule, faites-le avec vos sensations corporelles

J'avais observé il y a des années que je me concentrais bien mieux dans un bus indien bondé, debout en sandwich entre des coups de coudes, de claxones et bollywood tue-tête à la radio que dans une chambre en silence. Car les tensions vues différemment libéraient une énergie de feu que je conduisais... à l'intention... d'ouverture. Très précieux, on le retrouve dans l'ouvrage du journal d'une tantrika, avec les Portes et passerelles (chapitres).

Il n'y a plus vraiment de « après l'éveil à notre nature », tout est vu depuis elle, même ce qui ressemblait à un éloignement était toujours sous « ces soins ».

Pour être honnête, nous retrouvons souvent un désir d'échapper aux lois « universelles, de la nature », dont de la causalité. En fait, si cet enlèvement a lieu, c'est pour nous prendre encore plus près de ce centre de la nature. Pour dire les choses simplement,

Crois-tu que tu peux te réveiller de cette auto fascination en t'endormant ? L'éveil a besoin de ton audace ! De ton honnêteté ! Car sans elles comment voir et te laisser aspirer par ce qui t'éblouis ? Choisi ton amant avec discernement !

Pour être très concrète, après cet enlèvement décris dans le livre, j'ai vécu presque deux ans de douleurs extrèmes, disparaissant sans raisons vraiment et réapparaissant. Je les ai reconnu comme de profondes déprogrammations agissant jusq'au plus profond des cellules, de l'ADN. Nous trouvons cela dans de nombreux textes, surtout ceux décrivant les principes de l'éveil de la Kundalini. Certains, non en fait, la pluspart de mes amis qui sont aussi publiés dans cette revue, pour ne pas les citer, sont passés aussi par des douleurs, certains vivent encore avec.

Pour être encore concrète, le renoncement n'est pas quelque chose de projeté. Nous pouvons distinguer celui qui nous pousse à nous protéger et à protéger les conditions de notre progression sur la voie de celui qui vient alors comme un état de fait pendant une période. Je peux citer des situations que peu de personnes autour de moi connaissent. Il y a peut être dix ans, en Inde où je résidais, j'ai prié la Dévi dans un excès d'émotions dûes à certains évènements et là s'est opéré quelque chose d'unique, d'unicisant. Cette conscience du moi a disparu, je me rappelle habiter dans une chambre au dernier étage donnant sur mon Mont, amoureuse de ce maitre qui y laissa son esprit, Ramana Maharshi, et un anglais avait celle d'à côté. Etrangement lui aussi avait été enlevé, mais l n'en parlait pas, en Angleterre il conduisait toujours son taxi. Alors nous restions en silence des heures. Puis je sortais et marchais sans projection, mais tout restait cohérent. Puis, même si quelque chose en moi reflétait plus tot une forme de solitude, en fait je dirais maintenant aucun besoin dans l'établisseemnt de la relation à autrui, des personnes sentir cela. Un jour je montais sur une terasse où un maître enseignait, je m'en rappelle encore et en rit beaucoup, il arrêta tout net, resta comme l'on dit « suspendu » et toute l'assemblée se retourna vers moi (j'arrivais vers l'arrière), mais « je » ne faisais rien d'autre, n'étais personne de projeté dans aucun scénario, et souriant, je vis certaines personnes venir poser leur tête sous ma main. Je me rappelle un jeune homme, le premier, un « foreigner ». Puis je suis allée boire un Tchai. Cela se passa à deux reprises en France, il y au cette période aussi où lors de certains enseignements de danse ou de méditation « basique » (anonyme) des enfants tout à coup changeaient d'état de conscience et annonçaient à leur parent qu'ils avaient trouver leur raison d'être, ou dans la rue, des boutiques, d'autres en bas âges rampaient jusqu'à moi et touchaient mon corps comme pour y déposer quelque chose. A chaque fois un silence s'installe, la densité de l'air change, je ne sais pas ce que vivent les personnes mais l'expansion est immense et son corps est pure calme, délicatesse et, oui, une ivresse où seule l'harmonie semble me guider, et aussi cette sensation que tout peut encore plus disparaitre à chaque pas.

Il y eu les même rapprochements spontanés avec les êtres qui ne sont pas du langage, je veux dire les animaux. Lors d'une longue retraite dans la montagne, en solitude, je jouissais de cette épanouissement en moi et il m'arrivais de le voir se partager avec les lézards de la grange. Quand je jouais de la flute, 5 ou 6 sortaient des murs et venaient se poser sur mes pieds, la tête levée vers moi. Ils pouvaient repartir au bout d'un moment et si je les rappelais ils revenaient.

Je me rappelle aussi que cela entraine beaucoup de confusion, de mouvements émotionnels incompréhensibles chez les personnes non aguerries et que depuis de nombreuses années j'ai préféré ... comment dire, ne pas générer quoique ce soit à partir de cela qui soit reconnu. Sans rien rejeter aussi, tout était juste et sera juste quoiqu'il se passe.

Ainsi, pourquoi je vous parle de tout cela ? Peut être est-ce juste parce que vos questions me retrouvent. Puis dans notre entretien d'aujourd'hui parce que tout cela, ce que l'on peut reconnaitre comme le Nirvana tant attendu, qui sous tendait votre question est arrivé sans construction de ma part, mais lors de moment où mon engagement dans « l'intention inconnue de laisser toute la place à la nature des choses éclairée » prenait tout la place.

Là, peut-être pouvez-vous utiliser votre discernement et remarqué que pourparler d'éveil, il faut dirais-je avoir tu et protégé cet état amoureux de toute sa vie et accepter toutes les conséquences qui en découlent, au détriment de la compréhension (et d'un retour aimant) des personnes autour. Si cela arrive, c'st quelques jours aisé, quelques autres « grincant ».

Je vous offre encore une image et ses sensations, car rien ne m'appartient plus, l'amour qui la constitue est cette force douce qui a tout poussé en moi. Un jour revenant d'une longue pratique de Tai Chi Chuan dans un parc, très particulière par une grâce indescriptible ce jour-là, j'ai dévalé les escaliers menant chez moi, puis j'ai sauté des marches dans un lâcher-prise c'est à dire une joie immense, une intensité à VIVRE et là tout a disparu, tout. Pour ne laisser que la vie pleine d'elle-même.

Mais, je vous le dit justement, cela ne m'appartient pas, cela nous appartient/constitue toutes et tous.

Je vous souhaite de sauter.

La marche ou la danse n'a pas besoin d'arrêter quoique ce soit.

« Celui qui accède à la Shakti saisit la non-distinction entre Shiva et Shakti et passe la porte d'accès au divin. Ainsi qu'on reconnaît l'espace illuminé par les rayons du soleil, ainsi reconnaît-on Shiva grâce à l'énergie de Shakti qui est l'essence du Soi ».

1, p. 23.

Stance 20-21,p.15.

Ah ! J'ai oublié qu'il y avait une autre question. Je suis sûre que vous découvrirez (au ses de dé-couvrir) ce qui constitue le corps de la connaissance ici. En ce qui concerne la « connaissance de soi, l'observation » ce n'est plus une pratique dans le sens que l'on met en place quelque « chose » venant d'un enseignement et de ses méthodes, mais plutôt comme des retrouvailles, il y a des moments où le temps et l'espace demandent toute l'attention possible.

La bonne question est :

3e millénaire - Après l'éveil, la connaissance, Vidya, et le savoir intellectuel restent-ils bien distincts, comme
relevant de niveaux différents ?
La connaissance de soi - ou l'observation de soi - a-t-elle encore un sens ?


Sahaj Neel, le 25 Avril 2014

1 Odier, Daniel, 2004.